Ozzy Osbourne a perdu la vie : compilation de chansons

Ozzy Osbourne est mort. Et avec lui, un pan entier de l’histoire du rock. Il s’est éteint ce 22 juillet 2025 à l’âge de 76 ans, après des années de combat contre la maladie de Parkinson. Une fin annoncée, oui. Mais pas moins brutale pour ceux qui l’ont vu incarner le chaos, la folie, le génie brut. Voici un hommage à ce survivant de l’enfer, ce mythe vivant devenu légende éternelle.

Birmingham, 1948. Le chaos a un berceau

John Michael Osbourne naît dans une famille ouvrière de Birmingham, au Royaume-Uni. Six enfants dans une maison de rien, un père qui travaille nuit et jour, une mère catholique. Très tôt, Ozzy se découvre un goût pour les Beatles, la scène, la provocation.

Il quitte l’école à 15 ans, vole un téléviseur, passe par la case prison. La suite ? Une rencontre décisive avec Tony Iommi, Geezer Butler et Bill Ward. Black Sabbath est né.

Black Sabbath : quand le diable se met à jouer de la guitare

1969. Une époque peace and love, fleurs et LSD. Black Sabbath débarque avec des riffs lourds, des paroles occultes, une voix sortie de l’enfer. Le premier album s’ouvre sur le tonnerre. Littéralement. Et la musique ne sera plus jamais la même.

Avec Paranoid, Iron Man, War Pigs, Ozzy incarne une nouvelle forme de rock. Plus sombre. Plus crasseuse. Plus vraie. L’anti-John Lennon. Le groupe explose. Les stades se remplissent. Et l’autodestruction commence.

L’explosion, l’exclusion, la renaissance

En 1979, après dix ans de beuveries, de défonces, de concerts hallucinés, Ozzy est viré de Black Sabbath. Trop instable. Trop défoncé. Trop tout. On pense qu’il va sombrer. Mais Sharon entre en scène. Elle devient sa manageuse, son pilier, sa femme. Et relance la machine.

Blizzard of Ozz sort en 1980. « Crazy Train » devient instantanément culte. Suivront Mr. Crowley, Diary of a Madman, Bark at the Moon, No More Tears… Ozzy cartonne en solo, réinvente le metal, lance Ozzfest en 1996, un festival qui donnera leur chance à Korn, Slipknot, System of a Down… Il devient le parrain des nouvelles générations. Le grand-père déglingué du metal.

Le showman malgré lui

Et puis, en 2002, The Osbournes. Une télé-réalité sur MTV qui montre un Ozzy cabossé, mou, incapable d’ouvrir un pot de cornichons sans trembler. Mais attachant. Vrai. Humain. Loin du prince des ténèbres qu’il prétendait être. C’est un carton mondial. Sharon devient une star, les enfants aussi. Et Ozzy entre dans les salons américains comme un vieux pote un peu timbré.

Le poids des années, la maladie, la rage de chanter

En 2003, il chute gravement en quad. En 2019, il révèle au monde qu’il souffre de la maladie de Parkinson depuis des années. Il continue pourtant d’enregistrer, de se battre. Il subit des opérations, annule des tournées, revient, repart. En 2022, il sort l’album Patient Number 9. Comme un pied de nez au sort.

En parallèle, il collabore avec Post Malone sur Take What You Want, en 2019. Une chanson inattendue, mais puissante. Et surtout : un hit. Ozzy revient dans les charts pour la première fois depuis des décennies. Il chante même aux American Music Awards, frêle mais debout, avec Post Malone et Travis Scott. La boucle est bouclée : le rock et le rap, l’ancien et le nouveau, la flamme passe de main en main.

Dernière apparition : une ovation pour l’éternité

Le 5 juillet 2025, Ozzy remonte sur scène à Birmingham pour un ultime concert hommage. Il ne tient plus debout. Alors on lui installe un trône. Littéralement. Un trône noir d’où il chante, entouré de Tony Iommi, de ses enfants, de musiciens venus du monde entier. Le public pleure. Lui aussi. C’est la dernière fois qu’il regarde ses fans. Et il le sait.

Un survivant, un fou, un héros

Ozzy Osbourne n’était pas un saint. Il a mordu une chauve-souris, pissé sur l’Alamo, détruit des chambres d’hôtel, failli mourir cent fois. Mais il a aussi ouvert la voie à des milliers de musiciens. Il a incarné l’excès sans jamais trahir la musique. Il a prouvé que l’art peut naître du chaos. Il disait souvent : « Je ne suis pas le diable. Mais j’ai bossé pour lui un moment. » Et ça, personne ne lui enlèvera.

Repose en paix, Ozzy. Tu ne méritais pas de partir. Mais tu méritais qu’on te dise merci.


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