Pourquoi ton premier roman ne sera probablement jamais ton meilleur

Tu écris ton premier roman.
Tu le finalises, puis tu le soumets aux maisons d’édition. Une, deux, trois, quatre…
Il est refusé partout.

Alors, tu te dis que tant pis, tu feras de l’autoédition. Mais ce que tu penses en secret, c’est :

« Mon roman est nul. Il n’est pas assez bien pour être publié selon les normes des éditions. »

Ça, c’est ce qui arrive à des milliers d’auteurs. Mais peu se demandent réellement pourquoi leur premier roman ne fonctionne pas chez les éditeurs.

Seulement 4 % des auteurs arrivent à publier en maison d’édition à compte d’éditeur.
Et voici les possibles raisons qui font que ton premier roman n’a pas été accepté.


1. Ton livre est peut-être rushé

C’est quelque chose qui arrive souvent. En général, si un livre est terminé sans être vraiment terminé (pas de grosse relecture, pas de peaufinage), c’est parce qu’on veut le publier au plus vite.
Mais l’écriture est un art qui nécessite de la patience et du détail.

Tu as envie de vite faire connaître ton univers, de vite publier avant qu’on ne te « pique » l’idée… Ça se comprend.

Mais aller trop vite rendra ton roman difficile à lire, moins intéressant, avec trop de superflu.
Souvent, un bon livre se relit, se corrige plus d’une fois. Et le jet final est celui qu’on a le plus raccourci.

La plupart des écrivains à succès réécrivent entièrement plusieurs fois.


2. Ton écriture a besoin d’expérience

Amélie Nothomb n’a pas publié ses premiers manuscrits.
De mémoire, elle a commencé à publier à partir du 8e ou 10e. Elle n’est pas la seule.

Pour écrire un bon roman, même si tu écris déjà beaucoup, tu as besoin d’expérience.
Lis un maximum. Exerce-toi avec rigueur.
Écris des romans pour toi sans te soucier de les montrer au public.

Tu verras que ta plume va s’affiner, et ton écriture finira par plaire davantage aux autres.


3. Tu as utilisé ce livre comme un exutoire

D’où l’importance d’écrire des romans que tu ne publieras jamais, avant d’en publier un.
Souvent, écrire, c’est une thérapie. Même dans la fiction.

Dans le premier roman, on a tendance à vouloir trop parler de soi, à vouloir tout mettre, à vouloir étaler sa science.
C’est souvent ça qui fait que le roman est agréable pour soi, mais pas pour les autres.


4. Les autres raisons possibles qui font que les éditeurs n’acceptent pas ton livre

  1. Ton livre ne correspond pas à la ligne édito de la maison à qui tu l’as envoyé.
  2. Tu n’as pas conquis sur les 5 premières pages. (Parfois, ils ne lisent pas plus loin.)
  3. La mise en page était moyenne : interligne, police, lisibilité.
  4. L’histoire ne va pas faire vendre. (Oui, c’est aussi ça, l’édition.)
  5. Ton histoire n’est pas assez originale ou pas assez bien écrite. Il faut les deux.
  6. Trop de fautes, de problèmes de syntaxe, d’incohérences dans l’univers.
  7. Tu n’as pas envoyé ton livre sous le bon format (lettre, Word, PDF, etc.).

Tu n’es pas seul(e)

Toutes ces erreurs, je les ai faites. Je les fais encore.
C’est pour ça que j’ai choisi l’autoédition en attendant de trouver un éditeur.
Moi aussi, je veux aller vite.

Mais j’ai compris que si je ne trouve pas, ce n’est pas grave.
Mes premiers livres sont faits pour moi-même.
S’ils sont lus tant mieux. Sinon, tant pis.

J’ai même renoncé à publier certains textes dans l’état.
Je travaille aujourd’hui sur un roman plus abouti, et qui plaît déjà bien plus à mes bêta lecteurs.

Nous sommes des milliers d’autrices et d’auteurs dans ce cas.

Mais pour publier dans une vraie maison d’édition, il faut comprendre que ton ouvrage doit avoir une valeur ajoutée.
Il faut le travailler avec tes tripes, pour créer une œuvre, pas juste un journal intime déguisé.


Tu es déjà écrivain, car tu écris.
Publier, c’est partager, mais ce n’est pas toujours obligé.

Écrire, ce n’est pas juste balancer un texte.
C’est créer un monde, une expérience.

🖤


ELEY HERBORIIUM – Création, écriture & vérités sans filtre.


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