Album de McFly (DaviD) : j’ai adoré ce premier EP !

Je ne vais pas tourner autour du pot : j’ai adoré cet EP. Vraiment. Le but du je n’est pas un énième caprice d’influenceur reconverti en chanteur de douche. C’est une claque. Une vraie. Douce parfois, frontale souvent.

Mais surtout, une claque qui laisse une trace, comme cette fameuse cicatrice dans le dos dont parle David dans « Drapeau ». Et cette image, ce symbole, c’est un peu tout ce disque : une faille transformée en étendard.

🎤 Une sincérité qu’on n’attendait pas (ou plus)

David Coscas, qu’on connaît tous sous son nom de McFly, aurait pu faire le malin, jouer les rockeurs de pacotille, surfer sur sa notoriété. Il a préféré faire l’inverse : s’exposer, sans filtre.

Pas de vannes à la seconde. Pas de second degré planqué sous des punchlines. Non. Ici, on parle d’enfance cabossée, de blessures physiques, de solitude, de résilience. Et ça touche.

« Drapeau », c’est une pépite. C’est ma préférée de l’album, clairement. Une ballade puissante, portée par une voix qui n’est peut-être pas techniquement parfaite, mais bordel qu’elle est vraie. Il chante comme il vit : avec l’émotion en haut de la gorge. Et ce n’est pas du flan. Tu l’entends. Tu le ressens.

J’ai aussi adoré « Petit Prince », mon autre coup de cœur. Une déclaration d’amour pudique et lumineuse à son petit frère, une personne très importante pour DaviD.

Pas de pathos, pas de mièvrerie. Juste de la tendresse brute, jetée sur des accords bien ficelés, avec une production qui flotte, qui plane, qui rassure autant qu’elle parle.

🥁 Une prod léchée, mais jamais aseptisée

Enregistré au studio ICP à Bruxelles, ce n’est pas un bricolage maison. Ça s’entend. Chaque riff, chaque ligne de basse, chaque charley est là pour servir le propos. Et pas pour faire genre.

Ce n’est pas du rock “à la mode” ou du pop-rock Youtube friendly : c’est du rock à cœur ouvert. Avec une vraie bande de musiciens. Des potes. Et ça aussi, ça s’entend.

💬 « Le but du je », ou comment dire « je » sans égo

Le titre de l’EP est brillant. « Le but du je ». Tout est là. Ce n’est pas un projet mégalo. C’est un projet intime. Un album sur soi, mais pour les autres. Un disque qui parle de David, mais qui résonne chez nous.

Comme si on écoutait un pote qu’on n’avait jamais entendu comme ça. Un pote qui pose enfin les armes et dit : « J’ai peur. J’ai souffert. Mais je suis encore là. »

Comme nous sommes à l’ère de la notation, je vais quand même donné une note, mais elle est personnelle. Personnellement, je donnerai la note sincère de 8,75/10.

En réalité, j’ai un peu moins plané sur les autres sons, même s’ils étaient également incroyables. L’album donne aussi une sensation d’inachevé, peut-être parce que DaviD a encore des choses à raconter. Seulement 6 titres, ce n’était pas assez, mais c’était déjà une belle plongée.

🎧 À écouter dans le noir, au casque, sans notifications. Et à réécouter quand on doute de soi. Et toi ? Tu l’as ressenti comment, ce disque ?


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